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Gobrien Mathurin Joseph LOAISEL-de-SAULNAYS

 

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Né le  2 décembre 1747 à Sérent . Décédé à Redon en 1828 à l'âge de 80 ans.

Il est le fils de Vincent Joseph LOAISEL-de-SAULNAYS, Sénéchal de la baronnie de Molac et de Quintin de Vannes, et d'Anne Marie Françoise de LA COUR.

Tonsuré au Mené, le 16 mars 1766, minoré et sous-diacre le 25 mars 1769, il obtint le diaconat, le 23 décembre 1769 et fut ordonné prêtre à l'évêché le 22 décembre 1770. Son titre clérical porte la date du mois de novembre 1768. Il était curé quand son oncle, Julien Alexandre Loaisel, donna procuration, le 11 décembre 1776, pour résigner en Cour de Rome le vicariat de Redon en sa faveur. Il en fut pourvu, le 18 janvier 177, par le Saint-Siège, et prit possession le 12 mars".  Elu député du clergé aux Etats Généraux de 1789, ainsi que René Gabriel, recteur de Questembert et Julien Guégan, recteur de Pontivy, Gobrien Loaisel partagea leur logement à Versailles, mais il partagea aussi leurs premiers entraînements. Le 15 juin 1789, il se joint aux députés du Tiers, avec l'abbé Guégan. Le matin, dans une réunion tenue par les curés députés bretons, il avait annoncé cette résolution à ses collègues. "Le recteur  de Redon, lisons-nous dans le Journal des Etats-Généraux édité par le bureau des correspondances de Rennes, dit que quoiqu'il n'eut aucun mandat à ce sujet, pour satisfaire au cri de sa conscience, qu'elle que fût notre convention, il n'attendrait pas le résultat de la délibération, et protesta que, ne suivant d'autre guide que sa conscience, il se rendrait dans la salle des communes sans plus de délai. M. René Kerviler ajoute que l'abbé Loaisel crut devoir publier sur la situation un petit écrit qui détermina quelques défections parmi les autres membres du clergé.  Le 19 juin, à l'assemblée du clergé, il fit partie de la majorité qui décida que les pouvoirs seraient vérifiés en commun.

M. Loaisel ne resta que quelques mois à l'Assemblée. Il revint à Redon avant la fin de 1789, probablement au commencement de novembre. Mais, il écrivit au président de l'Assemblée nationale pour demander à reprendre son siège qui, depuis son départ, était occupé par le député suppléant, dom Le Breton. " Sa demande fut écartée

M. Loaisel refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé; il se déporta en Angleterre et ne rentra à Redon qu'en 1798 ou 1799. maintenu, après le Concordat, dans ses fonctions de curé de Redon, il donna sa démission en 1806 et fut remplacé par M. Gué qui mourut au bout de quelques mois. Cédant aux instances de ses paroissiens, il consentit à reprendre sa charge. En 1816, il donna de nouveau sa démission, et demeura à Redon où il mourut, le 8 mai 1825. Dans la courte notice qu'il lui a consacrée dans le Pouillé historique de l'ancien diocèse de Vannes, M. l'abbé Luco rappelle qu'on a écrit que M. Loaisel était studieux, timide, peu communicatif, pieux, bon prédicateur et bon directeur des âmes.

Cependant, éclairé par les sinistres événements d'octobre 1789, il quitta Versailles et revint à Redon. Dom Le Breton, prieur claustral de l'abbaye Saint-Sauveur le remplaça à l'assemblée constituante.

Gobrien Loaisel ayant refusé le serment constitutionnel finit par émigrer à Jersey et ne rentra à Redon qu'en 1798. Devenu curé à Redon après le Concordat, Gobrien Loaisel démissionna en 1806 pour cause de maladie, chose curieuse, il reprit ses fonctions quelques mois après la mort de M. Guéson son successeur. Il se démit définitivement en 1816 et prit sa retraite à Redon où il mourut en 1828 à Redon , âgé de 80 ans.