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Les prisonniers de guerre allemands
de Piré-sur-Seiche

Ed : 14/01/2005

 

Dès le 5 novembre 1945, le conseil municipal de Piré-sur-Seiche délibérait pour employer des prisonniers de guerre allemands sur la commune.

Ce commando 301 de 15 à 20 de prisonniers allemands a travaillé à la construction de la route de Berrue avant d'empierrer le chemin des Epinays

Le chantier des Epinays

Le chemin des Epinays desservaient 3 fermes et 40 habitants . Le chantier dura plus de 6 mois a permis de refaire ce chemin sur une longueur de 750 m environ . Trois anciens SS faisaient partie du commando. Parmi eux il y avait un pâtissier, un pharmacien et un étudiant en médecine qui est revenu plusieurs après sa captivité à la ferme. Le transport des matériaux se faisaient à l'aide de wagonnets.

Un jour lors d'un déraillement plus ou moins provoqué, le gardien se fâcha et exigea une heure de travail supplémentaire. Les PG refusèrent et rentrèrent à la ferme. Le gardien les somma de revenir sur le chantier sous la menace de son fusil chargé

.Les relations entre le groupe et les fermiers n'ont pas laissé de mauvais souvenirs. Dans la journée, le prisonnier qui restait à la ferme pour préparer les repas du commando aidait aussi à tirer l'eau du puits à la fermière. Le dimanche un accordéon donnait un "petit air de fête" . Deux à trois prisonniers effectuaient régulièrement des travaux à la ferme le samedi.
Il n'y a pas eu d'évasions de PG constatée.

Le commando a été présent au moins jusqu'en novembre 1947

Le logement

En ce qui concerne le logement, la règle est de regrouper les prisonniers chaque soir, dans un local communal, où ils sont enfermés et gardés. A Piré, les prisonniers sont logés dans la tour du château d’eau près de l’école des Missions des Pères du St Esprit, route départementale 32 vers Essé. L’employeur qui assure l’hébergement doit évidemment assurer également le couchage, le matériel de cuisine, et les "conditions d’hygiène prévues par la réglementation française".
Pour le chantier des Epinays, le commando était logé dans grange de la ferme. L'armée avait aménagé une cuisine.

La garde.

La garde est à la charge de la commune qui en assume la responsabilité . Les gardiens sont recrutés par le Maire, agréés par le Préfet et par le Directeur Régional des P.G. .Ancien prisonnier de guerre, le gardien, est armé d'un fusil de guerre exerce une très stricte autorité sur ses P.G. Il était , selon un témoin,t" très dur" avec les PG .

Il est responsable de son arme, de son entretien, et de ses munitions. Il doit respecter, à l’égard des prisonniers, les règles de la Convention de Genève.

Un salaire de 200 F par jour était alloué au gardien et 300 F au chef de chantier sauf les samedi et dimanche où le salaire était de moitié.

La nourriture

.Voir le document sur Romagné qui décrit les difficultés rencontrées par les communes dans cette période de restriction d'après-guerre (Lire)


 

Localisation de prisonniers employés dans des fermes de la commune

La Rivière : Deux prisonniers , dont un était pharmacien.
Il y restèrent jusqu'en 1948. L'un d'entre-eux reviendra sur les lieux

Antran :Un prisonnier à la ferme Le Page

Baudon:Un prisonnier à la ferme Denis

La Foucheraie:
Un prisonnier
Charles Valma , âgé d’environ 40 ans, pâtissier de profession est resté un an dans cette ferme qui faisait aussi moulin. Assez bien accepté il faisait le pain le dimanche matin et des gâteaux l’après-midi dans la ferme de la Loriais. C’était une "forte tête". Il lui arrivait de ne pas rentrer la nuit. Son employeur a dû le reconduire au dépôt de Rennes

La Buissonière :Deux prisonniers à la ferme Chassé

La Morinais :Un prisonnier (ancien sous-officier, il parlait le français)

La Saudrais: Un prisonnier
D'origine polonaise de la zone allemande, il avait alors 19 ans. Il s'appelait Joseph Libersbach. Devenu ingénieur à Hambourg, il est revenu passer 10 jours de vacances en 1970 et de nouveau trois ans après .Il habite actuellement la Bavière .

Certains PG venaient à la messe chaque dimanche et se mettait à l’écart au fond de l’église.

Sources
Archives de la mairie de Piré-sur-Seiche et témoignages d'habitants de la commune que je tiens à remercier

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